Origine de l’Amicale

La Grande-Guerre a été une formidable épreuve pour notre pays. Le Centre de la France, et particulièrement le département du Cher, a été un des éléments essentiel de l’effort militaro-industriel.
Avec sa fonderie de canons, produisant notamment le fameux « 75 », son usine de pyrotechnie, ses fabriques de munitions, la région de Bourges a fortement contribué à donner à nos armées les énormes quantités d’armes et munitions dont le front avait tant besoin. La base aérienne d’Avord a formé des milliers d’aviateurs français et étrangers. Les hôpitaux militaires, dispersés dans tout le département ont soigné, rééduqué nos blessés et nos estropiés. A partir de 1917, le Cher fut une base arrière essentielle pour le corps expéditionnaire américain et plus d’un million d’entre eux y transitèrent ou y stationnèrent.
La contribution la plus glorieuse, mais la plus douloureuse, fut fournie par les hommes qui, mobilisés massivement dans l’infanterie, subirent l’horreur de cette guerre inhumaine. Beaucoup n’en revinrent pas. Ces quatre ans d’épreuves indicibles créèrent des liens indéfectibles entre les soldats. La paix revenue, après un nécessaire temps de réadaptation à la vie civile, il apparut nécessaire à tous ces vétérans de se retrouver dans des associations  d’anciens combattants. Qui, mieux que ceux qui les avaient partagées, pouvaient comprendre leurs souffrances et honorer la mémoire des disparus? Et puis il fallait défendre devant l’administration et le monde politique les droits qu’ils avaient acquis par leurs sacrifices pour la nation.
Plusieurs amicales régimentaires se créèrent à Bourges dans les années 20 : Les anciens du 95e RI, les anciens du 85e RI, les anciens du 295e RI, les anciens du 285e RI.
Le temps ayant fait son œuvre, une autre guerre ayant passé, il ne subsiste aujourd’hui que l’Amicale des Anciens des 95e et 85e RI, réunis en une seule société.
Depuis les années 20, elle a évolué dans son organisation, dans sa composition et dans ses buts, mais elle est toujours vivante.
Elle se fixe aujourd’hui essentiellement trois buts : maintenir des liens d’amitié entre ses membres, honorer la mémoire des anciens et oeuvrer pour que les jeunes générations conservent la mémoire des souffrances et des sacrifices que leurs leurs aieux ont consentis pour que la France reste un pays de paix et de liberté.